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10/2015 : Dans le cadre des festivités liées à son 35e anniversaire, le Parlement a mis à l'honneur, ce 20 octobre 2015, 15 talents de Wallonie.

Candidat soutenu par la députée Graziana Trotta, Thierry Duytschaever, pépiniériste, rosiériste et détenteur de la licence du cerisier nain Damil 100% wallon (recherches, développement et production) a été sélectionné et retenu comme étant un des 15 talents de Wallonie.

Vidéo de présentation : https://goo.gl/rKPIdF

Photos de la cérémonie : http://j.mp/PWsoireedestalents

02/2015 : Présentation du site internet de vente en ligne des rosiers de notre production.

01/2015 : Présentation et mise en ligne du site internet dédié au cerisier nain DAMIL®.

10/2014 : Présentation de la charte CERTIFRUIT

01/2013, dans le cadre de l'émission

Production RTBF


Animation : Luc Noël

Sujet : "Les rosiers à racines nues : une valeur sûre"

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11/2012, dans le cadre de l'émission

"Le Geste du Mois"
 

Production Canal Zoom

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09/2012, dans le cadre de l'émission

"Le Geste du Mois"

Production Canal Zoom

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05/2010, dans le cadre de l'émission

"Le Geste du Mois"

Production Canal Zoom

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10/2008, dans le cadre de l'émission

Production RTBF


Animation : Véronique Barbier et Sébastien Nollevaux

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12/2006, dans le cadre de l'émission

Production RTBF


Animation : Luc Noël

Sujet : "Comment sont produits les rosiers ?"

Chaque rosier du jardin nous offre sa beauté unique. Quand nous l’avons planté, nous avons poursuivi le travail débuté près de deux ans auparavant par un rosiériste.

11 avril 2006

Nous sommes à la pépinière La Roseraie à Roselies, près de Charleroi. Tout débute au printemps par la plantation des porte-greffe fournis par des producteurs spécialisés.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

Les sujets porte-greffes sont placés sur une roue dentée. La machine à planter créé un sillon, le sujet porte-greffe est déposé dans ce sillon, remblayé par de la fine terre, une double roue assure le damage et ensuite un buttage est assuré par deux disques à l’arrière de la machine. C’est une plantation tout à fait mécanisée. Ici, nous plantons principalement du rosier buisson , couvre-sol et grimpant . Mais si on cultive du demi-tige pour faire du rosier sur tige ou du rosier pleureur, ce sont d’autres sujets porte-greffes à croissance beaucoup plus forte, plus développées qui seront choisis.

Les porte-greffes sont des sélections de Rosa canina, l’églantier de nos campagnes.

27 avril 2006

La croissance est maintenant en cours. Ces plantes vont constituer les racines des futurs rosiers, un enracinement bien adapté à nos sols que les variétés séolectionnées ne peuvent pas toutes garantir.

17 juillet 2006

L’été est déjà arrivé. Voici les beaux jours ensoleillés durant lesquels le greffage est opéré. Dans la collection de rosiers en fleurs, Thierry prélève des rameaux de cette année qui vont fournir le matériel biologique. Et c’est une grande tradition chez les rosiéristes : le greffage est effectué en famille avec les enfants.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

Les extrémités sont étêtées, les feuilles sont enlevées. Ce qui est important dans le prélèvement de ces rameaux, c’est qu’ils doivent être suffisamment aoûtés, c’est-à-dire avoir une certaine rigidité. Les rameaux trop souples ont des yeux qui vont être meurtris lors de la manipulation et qui risqueraient de démarrer trop vite pendant l’hiver ou avant l’hiver et d’être détruits par le froid.

Attention au dessèchement. Chaque paquet de rameaux est mouillé puis placé pour les heures qui viennent dans un sac en plastique avec le nom de la variété. Un dernier point avant l’écussonnage : il faut que le greffoir coupe comme un rasoir.

On ne greffe que s’il fait beau. C’est donc souvent sous le soleil ardent que, durant de longues journées, les greffeurs et leurs aides parcourent chaque ligne de porte-greffe. Le mot-clef : précision.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

Nous prenons les rameaux greffons et nous allons prélever les yeux, ce sont les bourgeons qui se situent à l’aisselle des feuilles. Ce sont ces bourgeons dormants, donc non encore démarrés, qui vont être prélevés pour pratiquer l’écussonnage. Au prélève environ ½ cm au-dessus de l’œil, on passe sous l’œil en évitant de le meurtrir, ensuite la pellicule de bois placée à l’arrière est enlevée et cet œil va ensuite être positionnée sur le sujet porte-greffe au niveau du collet. L’incision se fait en T. Les lèvres sont écartées et l’écusson est engagé dans la plaie, ajusté. Ensuite, il faut apposer au plus vite un pansement, en l’occurrence ici une ligature rapide formée d’une bande en caoutchouc biodégradable et d’une agrafe en T. Cette ligature va se dégrader sur quatre à six mois.

31 mars 2006

Huit mois se sont écoulés depuis l’écussonnage. Il faut à nouveau parcourir toutes les lignes de porte-greffe écussonnés pour le recépage. La sève monte.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

La vigueur est en train d’être distribuée principalement au sujet porte-greffe, au détriment de l’écusson. Nous devons au plus vite recéper juste au-dessus de l’écusson pour que toute la vigueur soit distribuée au niveau de l’œil qui donnera le rosier.

21 avril 2006

En recevant toute la sève, le bourgeon de la variété sélectionnée produit une croissance particulièrement vigoureuse avec une forte tige. Souvent, la vigueur fait en sorte que la pousse initiale se divise déjà en plusieurs tiges. Le rosier se ramifie sans pincement. Mais il faut toutefois contrôler chaque pied pour guider son développement.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

Deux opérations sont importantes : l’élimination de tous les sauvageons, tous les repercements issus du sujet porte-greffe et le pincement de la tige qui naît de l’écusson de l’année précédente.

En ce moment, chaque rosier est un cas unique. Ici, il n’y a encore que des repercements du porte-greffe mais le bourgeon va maintenant pouvoir se réveiller.

20 juillet 2006

L’été est de retour. Sur chaque pied, les tiges formées par l’unique bourgeon écussonné il y a un an fleurissent, reproduisant fidèlement les caractéristiques de leur variété. C’est en ce moment qu’il faut visiter les producteurs pour choisir les rosiers en fonction de leurs ports, de leurs couleurs, de leurs parfums.

17 novembre 2006

Cette année, l’automne si doux a favorisé la poursuite de la floraison des rosiers mais la période de plantation débute en novembre. Pour la commande de quelques pieds par un particulier, l’arrachage est effectué à la bêche. Pour les commandes plus importantes des jardineries et des entrepreneurs de jardin, c’est un outil sur le tracteur qui soulève les plantes. À ce stade, il faut un peu d’attention pour que la qualité des plantes soit préservée jusqu’à la mise en terre.


Thierry Duytschaever, pépiniériste :

Ces rosiers sont arrachés à racines nues, il faut prendre soin de ne pas dessécher ces racines et ces radicelles. L’idéal , s’il n’est pas possible de les planter de suite, c’est de les mettre en jauche, c’est-à-dire les recouvrir de terre ou si c’est pour un laps de temps relativement court, un ou deux jours, on peut les maintenir dans une pièce non chauffée, entouré d’humidité, dans un sachet en plastic, par exemple ou entouré de papier journal humide.

Un porte-greffe charpenté, une greffe bien soudée, des tiges vigoureuses, le rosier est prêt à vivre des années et des années au jardin. Les roses vont nous séduire été après été et ce plaisir, c’est le savoir-faire souvent oublié des rosiéristes qui l’a permis.

 

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